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Traditionnellement l’élection législative suit l’élection présidentielle mais en raison de la dissolution décidée par E. Macron les prochaines législatives ne pourraient avoir lieu avant 2029 sauf…
Si l'élection législative avait se déroulait la semaine prochaine:
Voici une projection sérieuse basée sur les sondages actuels et la situation politique du moment.
Projection législative — si les élections avaient lieu cette semaine
Le contexte de départ
La situation politique en juillet 2026 est marquée par une fragmentation extrême : cinq blocs distincts incapables de former une majorité stable, un gouvernement minoritaire fragilisé, et une opinion publique très volatile depuis la dissolution de 2024.
Voici une projection sérieuse et documentée, en croisant les dernières données disponibles.
Projection législatives — juillet 2026
Les intentions de vote par bloc
Selon l’agrégateur PolitPro (état au 21 juin 2026), la tendance actuelle place le Rassemblement national en tête avec 35 %, suivi du Nouveau Front Populaire à 24 %, Ensemble à 14 %, Les Républicains à 12 %, Divers gauche à 4 %, Reconquête à 4 % et Divers droite à 3 %. Wikipedia
Une étude Ifop confirme cette tendance : en cas de dissolution, le RN et ses alliés arriveraient en tête avec 33 à 34 % des intentions de vote. Dans l’hypothèse d’une nouvelle union des gauches, le NFP recueillerait 24 %, tandis que le bloc central n’obtiendrait que 14 %. Ipsos
Projection en sièges (sur 577)
La conversion des voix en sièges est l’exercice le plus périlleux du système majoritaire à deux tours. Voici une fourchette réaliste par bloc :
| Bloc | Intentions de vote | Sièges estimés | Situation vs 2024 |
|---|---|---|---|
| RN + alliés | ~34–35 % | 190–230 | En hausse |
| NFP (gauche unie) | ~24 % | 140–175 | Stable |
| Ensemble / bloc central | ~14 % | 60–90 | En forte baisse |
| LR / droite républicaine | ~12 % | 50–70 | En légère hausse |
| Reconquête + Div. droite | ~7 % | 5–15 | Stable |
| Divers gauche | ~4 % | 10–20 | Stable |
Majorité absolue requise : 289 sièges
Le scénario le plus probable : une Assemblée encore plus fragmentée
Aucun bloc n’atteindrait la majorité absolue. Le RN serait le premier groupe mais resterait très en dessous des 289 sièges nécessaires. Trois scénarios se dessinent alors :
Scénario 1 — Cohabitation RN (le plus probable)
Le RN, premier groupe, revendiquerait Matignon. Un Premier ministre RN devrait gouverner en minorité ou chercher des alliances — LR notamment, dont une frange pourrait être tentée.
Scénario 2 — Front républicain bis
Si le désistement républicain fonctionne comme en 2024, le RN serait bloqué sous les 200 sièges. Mais l’appel au désistement se heurte à une fatigue croissante des électeurs et à des contradictions internes au NFP et à Ensemble.
Scénario 3 — Grande coalition centrale
Ensemble + LR + PS modéré tenteraient de former un gouvernement de coalition, sur le modèle allemand. Techniquement possible en sièges, mais politiquement très fragile dans le contexte français.
Les grandes variables qui changeraient tout
L’union ou la division de la gauche : si LFI et le PS se présentent séparément, le NFP s’effondrerait à environ 15 % pour LFI et 10–12 % pour le reste — offrant des dizaines de sièges supplémentaires au RN.
La présence ou non d’un front républicain : en 2024, les désistements massifs ont privé le RN d’une majorité que les sondages lui promettaient. En 2026, la fatigue de ce mécanisme est réelle.
L’abstention : structurellement élevée en France, elle favorise les électorats les plus mobilisés — historiquement le RN et dans une moindre mesure LFI.
En résumé
Si les législatives avaient lieu cette semaine, la France se retrouverait très probablement avec une Assemblée encore plus ingouvernable qu’aujourd’hui — le RN en tête mais sans majorité, la gauche divisée sur ses alliances, et le bloc central en chute libre. Le scénario d’une cohabitation RN deviendrait pour la première fois une hypothèse concrète et sérieuse, un an avant la présidentielle.

